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 Derrière ce sourire se dessine une âme en pleurs

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Aponi

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Messages : 115
Date d'inscription : 03/09/2012

MessageSujet: Derrière ce sourire se dessine une âme en pleurs   Jeu 6 Sep - 19:22





Aponi du Désert Arabe






Nom: Aponi
Age: 3 ans
Sexe: femelle
Groupe: cow-boy



✿ Physique:

Moi, Aponi, je suis une magnifique pur sang arabe. Ma robe est isabelle, mais avec des crins vraiment noirs et du doré très clair par rapport à la normale. Mes crins sont longs, fins et noirs comme l'ébène : une queue qui traine presque au sol, une crinière qui me descend jusqu'au poitrail et un toupet qui me descend jusqu'au naseaux en cachant ma marque en tête en forme de papillon si on le tend. Mais il retombe généralement sur mon œil gauche, un œil de couleur turquoise. J'ai un corps élancé, des membres fins teintés de noir du genoux jusqu'au sabots, eux aussi noirs.
(3 lignes minimium)
Caractère:

Gentille, joueuse, et un peu drôle aussi... C'est tout moi ! Ma souplesse et mon agilité me permettent les meilleures pitreries ! Si vous voulez vous baigner ou faire la course, je suis toujours partante ! Je suis courageuse, têtue, j'aime l'aventure et le grand air. Je raffole des pommes. Avec moi, on ne s'ennuie pas. Je suis prête à tout pour un ami. Il m'est impossible de résister à un appel à l'aide.( 3 lignes minimum)








✿ Histoire:


Le néant, tel une nuit sans étoiles, s'offrait à moi. Encore et toujours, le néant. Cela faisait presque sept mois que ça durait. Mais je n'était pas triste. Je n'était pas malheureuse. Comment aurais-je pu deviner que quelque part existait quelque chose appelé lumière ?

Ce fut ce soir, alors que cette chose appelée nuit tombait, que mon petit univers bascula. D'abord, je fus secouée. Puis je me sentie poussée vers l'avant. Soudain, quelque chose qui m'était encore inconnu, quelque chose appelé "lumière" m'éblouis.

Bientôt, j'étais couchée, bel et bien née. Un poids se mit à me parcourir le dos. Il me fallut du temps pour comprendre que c'était la langue de ma mère, une magnifique pur sang arabe blanche, avec un bout du nez rose. Il me fallut aussi du temps pour me familiariser avec la paille qui recouvrais le sol, et la petite lampe accrochée au dessus de moi.

Puis maman se leva, et me donna un petit coup avec son joli nez rose dans le flanc. Puis elle se mit à marcher. Je l'observais attentivement, puis je voulut la rejoindre. Je me leva, et retomba. Alors, je me releva. Je fis un petit pas et me retrouva de nouveau au sol. Dans un ultime effort, je me releva, et marcha. Je réussi à garder l’équilibre.

J'avais rejoint ma mère dans un coin du "box" et mon instinct me dit de téter. C'est ce que je fis. Après avoir téter un peu, je regarda maman, et souris gentiment. Puis je me recoucha. Je joua un peu avec un brin de paille, puis me releva et fit le tour du box. Au pas, puis au trot... Et finalement, je fis quelques foulées de galop.

La nuit avait été apaisante. Mais désormais, des sons étranges s'élevaient. Il y avait des hennissements, mêlés à des cris qui m'étaient inconnus. C'est alors qu'un grincement retentit. Ma mère releva la tête et pointa ses oreilles en avant. Moi, j'avais peur. Je recula. Mais je compris que je n'avais rien à craindre comme maman avait l'air heureuse.

Une silhouette se dessina dans la lumière aveuglante. La petite lumière accrochée au plafond du box n'étais rien comparée à cette nouvelle lumière, encore plus puissante. Quand ma vue s’habitua, je découvris mon premier homme.

Ma curiosité me poussait à aller le voir, mais j'avais en même temps peur de lui. Ce ne fut que quand ma maman s'avança vers lui que je décida d'en faire autant. Lorsque l'homme me vit, il poussa un drôle de cri et un autre homme apparut.

Le premier homme s'avança vers maman qui s'était arrêtée, et tendit sa main. Dedans, il y avait une pomme que ma mère croqua avec gourmandise. Puis l'homme passa une corde sur l'encolure de maman, puis un truc sur son nez. Ma mère, voyant mon étonnement, me parla doucement.

"Ne t'en fait pas, Ils appellent ça un licol. Et Ils sont nos amis."

L'homme referma la boucle sur la tête de ma maman. Puis il repris la corde dans ses mains et s'avança vers moi. Il caressa mon chanfrein et découvris ma marque en tête. Il prit la parole.

"Je ne t'attendais pas de si tôt. Le poulain de Douce et de Dark Night. Et je crois t'avoir déjà trouver un nom. Ma petite pouliche, tu t’appelleras Aponi. Aponi du Désert Arabe. Bienvenue dans l'élevage “Le Désert Arabe” !”

Puis il sorti du box et ma mère le suivit. Malgré le fait que l'extérieur me faisait peur, je me résolut à suivre ma maman. Je me mit à trottiner pour la rattraper. Puis je me colla contre elle. Je voyais les hommes qui me regardaient. Ils poussaient des petits cris étranges. Maman tourna la tête vers moi.

“Aponi... C'est un joli nom, qu'en dis-tu ?”

Je me détendis. Finalement, les hommes n'avaient pas l'air méchants. Et tant que j'étais avec maman, je ne risquais rien. Je poussa un petit hennissement de plaisir pour répondre à ma mère, et je pris le galop. Je rattrapa l'homme, et me mit à faire des cabrioles devant lui. Tous ceux qui étaient là se mirent à rire. Ma mère aussi. L'homme caressa le chanfrein de la jument.

“He bien Douce, c'est bien ta fille ! Toi aussi tu ne faisait que l'idiote quand tu était une petite pouliche.”

Je coulais des jours heureux dans cet élevage. Mon affixe “du Désert Arabe” était également celle de ma mère, de mon père, et de tous mes amis. J'adorais aller au pré, car souvent, mon père, un magnifique pur sang arabe noir, était dans le pré d’à côté, où même avec moi des fois.

Si mon père n'étais pas avec moi, c'était souvent que je retrouvais d'autres poulains et pouliches de mon âge, avec leurs mères. Je me plaisait beaucoup ici, car les chevaux et les hommes étaient tous gentils, et je m'entendais très bien avec eux.

Mais il arriva un jour que l'élevage n'eus plus assez de sous pour s'occuper des chevaux. En effet, les hommes qui recherchais des chevaux n'en achetais plus tellement ici, et les naissances faisaient toujours plus nombreuses. L'argent baissait à grande vitesse. Il aurais fallut vendre la moitié des chevaux pour compenser.

Et un beau matin quelques jours après que j’eus deux mois, un homme arriva. Il était différent de tous ceux que j'avais vu jusque là. Il était riche, et avait l'air de ne pas tellement s'y connaitre en chevaux. Mais le patron de l'élevage l’accueillit gentiment, et l’accompagna. Ensembles, ils firent le tour des boxes, des prés, des stalles... L'homme riche désignait des chevaux, et le patron notait leurs noms sur un carnet.

Ce jour là, j'étais dans un pré avec ma mère, un poulain que j'appréciais beaucoup et sa mère. Mon père se trouvait dans le pré d'à côté. Nous fumes tous désignés, car nous avions des robes rares, et la mère de mon camarade de jeu fut choisie car l'homme voulait le poulain comme futur étalon reproducteur.

Puis l'homme riche reparti. L'élevage retrouva son calme habituel. Mais peu de temps après, plusieurs hommes arrivèrent munis de licols, et nous attrapèrent tous. Ils nous amenèrent en dehors du pré et nous attachèrent avec des anneaux d’attaches au mur d'une écurie. Ils partirent et revinrent avec des boîtes de pansages. Nous fûmes pansés à fond, le moindre de nos poils brillait de milles feux.

Puis, les hommes partirent. Ils ne revenaient pas. Je dansait nerveusement au bout de ma longe en sentant arriver quelque chose qui allait encore bouleverser mon petit univers tranquille.

Des vans étincelants se garaient dans la cour. Plusieurs hommes en sortirent. L'un d'eux, je le reconnut. C'était l'homme riche rencontré un peu plus tôt. Il discuta avec le patron. Puis les éleveurs revinrent. Ils aidèrent les hommes sortis des vans à nous détacher, et nous conduisirent dans les vans. Je me retrouva dans un van pour deux ou trois chevaux avec ma mère, une pouliche que je connaissait bien et sa mère. On était assez tassées, mais comme on était deux pouliches, ça passait.

On entendis pendant un bout de temps les sabots des chevaux qui montaient la rampe des vans, les hennissements des tous jeunes poulains et les hommes qui parlaient. Puis le calme revint. Le van se mit à bouger. Un voyage interminable commença alors.

Enfin, le van ralenti. J'entendis le crissement des pneus sur une allée gravillonnée, et après avoir continué un peu, le van s’immobilisa. Un petit bout de temps après, la rampe du van s'abaissa. Deux hommes entrèrent, et il discutèrent un peu. Après avoir décidé quel cheval chacun prendrais, il nous détachèrent, d'abord les juments.

Ils les firent reculer, puis les attachèrent sur les côtés du van. Ensuite, ils revinrent dans le van, nous détachèrent et nous firent descendre. Après nous avoir attacher aux côtés des juments, ils nous caressèrent un peu.

Après avoir attendu un bon bout de temps, attachées au van, les hommes revinrent et nous emmenèrent dans une écurie. Ils me mirent avec maman, et mirent à côté la pouliche et sa mère avec qui j'avais fait le voyage.

Le lendemain, après avoir séjourné à l'étroit dans le box avec ma mère, les hommes revinrent. Ils nous mirent le licol et nous emmenèrent dehors. Il nous attachèrent à des anneaux d'attaches. Soudain, ils revinrent les bras chargés d'une selle et d'un filet. J'avais déjà vu tout ça, ils montaient ma mère à l'élevage.

Ma mère fut sellée et bridée après avoir été pansée. Moi, je fus juste pansée. Les hommes nous détachèrent et nous emmenèrent dans un petit manège rond. Un homme se prépara à monter. Un autre saisit la selle du côté droit pour faire contre-poids.

Ma mère obéissait aux ordres du cavalier. Moi, le deuxième homme me faisait travailler à la longe, assez court pour que je n'embête pas ma mère, mais assez longs pour que je puisse avoir un rond assez grand.

Le travaille finit, les hommes nous ramenèrent aux anneaux d'attaches. Ils nous pansèrent de nouveaux, puis nous lâchèrent dans un petit pré. Je reconnut dans un pré non loin mon père. J'en préviens ma mère. Mon père nous vit, et poussa un hennissement. Je lui répondit. Les hommes décidèrent de nous mettre ensemble. Il allèrent chercher mon père au pré et le ramenèrent avec nous.

La journée se passa bien. La nuit tomba. Les hommes nous ramenèrent au box, puis s'en allèrent. Ce box là était plus spacieux que celui d'avant. Je téta un peu. Puis je me blotti contre ma mère. Elle me lécha un peu. Puis elle me dit doucement de dormir. Je me coucha, et m'endormis immédiatement. Cette nuit là, je rêva de l'élevage.

Le chant des oiseaux et la faible lumière qui passait par les petites fenêtres de l'écurie me réveillèrent. Les hommes viendrais bientôt nous chercher. Ils nous panserez et nous travaillerions, surement. Tiens, justement, j'entendis des pas dans les couloirs du bâtiment. Un homme apparut. Il me mit un licol, puis fit de même avec maman. Il nous emmena dehors.

Pas de pansage. J'attendais, côtes-à-côtes avec maman, le retour de l'homme. Il était parti depuis un bon bout de temps, en lançant quelques paroles. Il avait attaché papa non loin. Les paroles de l'homme n'avait rien de joyeux, c'était plutôt un ton étrange.

“Pauvre petite pouliche, tu ne sait pas ce qui t'attend....”

Enfin, des voix humaines s’approchait ! A ma grande surprise, ce fut l'homme riche et une petite fille qui arrivèrent. La petite fille poussa un cri en me voyant, puis courut vers moi. L'homme riche lui parla. Je reconnut mon prénom.

Un homme arriva avec une boîte de pansage. Ah, enfin ! Depuis combien de temps j'attendais mes soins ? Il la posa au sol. Il l'ouvris, et sorti l'étrille qu'il tendit à la petite fille. Elle la prit et se mit à me brosser. Mais elle ne faisait pas correctement, alors l'homme reprit l'étrille et lui montra comment faire.

Au bout d'un moment, je fus pansée. J'avais compris que la fillette, qui s'appelait Katie, ne connaissait rien aux chevaux, et que l'homme riche était son père. L'homme me détacha et tendit la longe à la fillette. Puis il détacha mon père. L'homme riche détacha maman et nous fûmes tous conduit dans un van.

Le voyage ne dura pas longtemps. A l'arrivée, nous fûmes descendu, et lâchés dans un pré. Seul ma mère ne fut pas relâchée. Je resta donc seule avec mon père. On fit le tour du pré, galopant à toute vitesse, crins aux vents. Quand on revins à notre point de départ, maman était là. Elle me dit qu'elle avait été montée par la fillette.

Katie était très capricieuse. Elle m'aimait bien, mais moi, je ne l'aimais pas. Elle détestait maman depuis le jour où celle-ci avait “refusé” de sauter un obstacle. Sauf que si la jument n'avait pas sauté, c'est parce que l'obstacle était trop haut pour elle.

Un jour, Katie arriva dans le pré, et l'envie lui prit de me monter. Elle s’approcha et soudain, me sauta sur le dos. Jamais on ne m'avait monté, jamais on ne m'avait même posé un tapis de selle sur le dos ! Alors ce poids, si soudain... Même si j'étais née et que j'avais grandit en captivité, les réflexes des chevaux sauvages, mes ancêtres, étaient toujours présents. Un poids sur mon dos signifiait pour moi un prédateur. Je me cabra sur la surprise, et partie au galop en roulant des yeux affolés. Je traversa le grand pré au triple galop, à une vitesse folle, en donnant des coups-de-culs dans tous les sens et en poussant des hennissements affolés.

“Papa !!!! Je déteste les chevaux que tu m'as offert ! J'en veux d'autre !”

Quelle peste ! Après avoir atteint la clôture du pré, je m'était brusquement arrêtée, avait fait volte face, et m'était roulée pour me débarrasser du “prédateur”. Heureusement que cette petite peste était tombée quand j'avais pilé, sinon je lui aurait roulé dessus. Et la voilà qui se plaint à son père tranquillo alors qu'elle n'a pas la moindre égratignure ! Mais qu'est-ce qu'elle elle faisait à mes parents, hein ? J'avais bien vu qu'elle les tapait dans tous les sens en leur donnant d'horrible coup de cravache qui ne servent à rien quand elle les montent.

Depuis cet incident, la fillette me détesta. Un mois plus tard seulement, je la revis. Elle venait me chercher dans le pré, avec mon licol. Enfin, elle ne boudait plus ! Quelle peste, mais quel peste ! Comme pouliche bien élevée que je suis, je me dirigea vers elle non sans pousser un soupir de mauvaise fois. Elle m'attacha le licol puis me sorti du pré. Elle m'attacha à un anneau d'attache où je ne voyais pas le pré, où se trouvaient papa et maman. Eux non plus ne devaient pas me voir. Katie était parti et je m'attendais à la voir revenir armée d'une boîte de pansage incomplète, comme toujours...

Mais au lieu de ça, elle revint avec une cravache, un tapis de selle, une selle, un filet, une longue longe et une chambrière. Elle s’approcha avec son attirail.

“Je vais de dresser, moi !”

Sur ces mots, elle posa le tapis de selle et la selle ainsi que le filet sur le rebord d'un petit corral tout proche. Elle me détacha et m'emmena dedans, puis referma la porte. Elle me détacha. Puis elle m'accrocha la longue longe. Je vis son père arriver et s'assoir sur la barrière. Il échangea quelques mots avec sa fille.

“Donc, quand tu me fais signe, je lui met le tapis, puis la selle et je resserre la sangle à fond. Puis je lui met le filet et je m'écarte. C'est bien ça, ma puce ?”

“Oui papa, maintenant, tu te tait et tu attend mon signe !”

La fillette ma donna un énorme coup sur la croupe avec la cravache. Effrayée, je fis un écart. La fillette laissa la cravache tomber au sol et me fouetta de nouveau la croupe avec la chambrière. Effarouchée, je rua puis parti au grand galop, tournant en rond autour de l’enclos. La fillette me donnais sans cesse des coups sur la croupe, et même des fois, elle se ratait et me cognait le dos, le flanc, le garrot, l'encolure et même la tête !

J'étais épuisée. Depuis combien de temps est-ce que je galopais ? Dix minutes ? Dans un rythme aussi effréné... Je faiblissait... Soudain, je senti sous moi mes jambes s’effondrer, et je m’écroulai. Katie fit un signe à son père, qui arriva en courant avec le tapis, la selle et le filet. Il se jeta sur moi et me mit le tapis n'importe comment, puis posa la selle et sangla fort. Surprise, je bondit sur mes sabots. Heureusement que le tapis avait glissé et s'était retrouvé au bon endroit... Mes jambes continuait de trembler, mais je repris le galop. Malheureusement, le père de Katie était trop fort pour une pouliche de trois mois... Il me saisi par le pommeau et réussi à me mettre le filet. Puis il me lâcha et courut vers la barrière. La course effrénée recommença...

Katie avait réussi à me monter en courant vers moi et en attrapant les rênes. La barre métallique appelée mors appuya contre ma bouche sensible. Je me cabra. Katie me sauta dessus, attrapa le pommeau et les rênes courtes, puis chaussa ses étriers. Elle avait échangé la chambrière contre la cravache quand son père me harnachait. Elle me fouetta soudain la croupe et lâcha les rênes en même temps. Effrayée, je repris le galop, sans cesser de donner des coups-de-culs et de tenter milles et unes ruses pour la désarçonner. Quand est-ce qu'elle avait appris à monter comme ça ?

J'aurais voulut repasser au pas, m'arrêter, mais la jeune fille continuais à serrer les jambes, et à me mitrailler de coups de talons et de cravache. Dans un ultime effort, je bondit et plongea vers le sol. Je fis une sorte de salto avant d’atterrir sur le flanc. La jeune fille avait lâché. Mais, comprenant que j'avais gagné le défi qu'elle m'avait lancé, elle repris la chambrière et me fouetta, encore et encore. Au bout d'un moment, elle contempla avec satisfaction mon corps tremblant couvert de sang. Elle aboya un ordre à son père.

“Met là moi dans le petit box, attaché court ! Je veux qu'elle ne puisse plus bouger. Elle m'énerve !”

L'homme arriva, attrapa les rênes, et les tira vers le haut. Il réussi à soulever mon avant main. Puis il tira encore... Je dut me lever. Aussitôt, il me tira vers l'extérieur. Tremblante, je le suivit. Je m'attendais à retrouver papa et maman au pré, mais à la place, je passa devant eux et continua. L'homme m'attacha dans un petit box. J'avais à peine assez de mou pour me coucher tant la longe était courte.

Enfin, après deux jours enfermée dans ce box noir sans voir la moindre lumière, sans voir autre signe de vie que des mouches et qu'une petite araignée au plafond du box qui me fut une bonne amie, elle prenait en effet dans sa toile les moustiques et les mouches qui m'embêtait, la porte s’ouvrit et l'homme apparut. Mais la seule chose à laquelle j'eus le droit, ce fut une nouvelle séance de dressage et le plaisir de téter... Mais ce ne fut pas ma mère qui me donna, ni aucune jument d'ailleurs. C'était bien le lait de ma mère, mais vidé dans un seau avec dessous une sorte de mamelle qui était en fait le bidule que les hommes mettent sur les “biberons” pour faire boire les bébés hommes.

Un mois, puis deux... J'avais désormais 5 mois. Depuis mon premier dressage, je n'avais pas revu mes parents. Je tétait au seau deux à trois fois par jour. Quand je n'était pas dans le petit corral, j’étais dans un box, attaché court. Ils ne me mettaient plus dans celui où il y avait la petite araignée, car en allant à ma séance de dressage et en y revenant, je passait devant papa et maman, et c'était une occasion de les voir et qu'ils me voient. Un jour, ma séance de dressage fut légère. Je ne saignait pas comme d'habitude, j'avais seulement quelques bleus. L'homme ne me rentra pas non plus au box, mais m'attacha à un anneau d'attache.

“Tu va revoir tes parents, ma petite... Mais pas dans les conditions que tu aurais espérées !”

Katie et mon père partirent. Puis ils revinrent avec Douce et Dark Nigth, mes parents. Ils les lâchèrent dans le corral. L'homme revint me chercher et me détacha pour m'attacher à la porte du corral. De là, je voyais tout ce qui se passait dedans. Mes parents arrivèrent directement vers moi en me voyant. Mais à peine voulurent-ils parler qu'ils se reçurent un coup de chambrière sur la croupe. Katie les lança au galop en les effrayants. Après avoir fait plusieurs tours au galop, le père de la fillette se pencha et sauta sur le dos de papa.

Ne s'y attendant pas, papa poussa un hennissement de surprise et se cabra un peu. Aussitôt, l'homme lui passa le mors et la têtière derrière les oreilles, puis se rassis. C'était un fameux cow-boy dans le temps, et il pensait pouvoir maîtriser l'étalon à cru avec seulement ce petit filet.

Profitant du fait que Douce observait Dark Night, Katie lui jeta la selle et le tapis en un seul geste, et sangla rapidement. Douce fut surprise et s'enfuit au galop. Malheureusement, Katie lui lança un lasso qu'elle prit sur la barrière et lui attrapa l'encolure. Elle s’approcha et lui passa rapidement le filet. Elle sauta en selle, mit ses étriers et prit les rênes avec une rapidité surprenante. Puis, profitant du fait qu'elle est un lasso, elle l'accrocha au pommeau de sa selle en laissant le nœud coulant autour de l'encolure de ma mère, qui fut obligée de garder la tête levé. Je n'avait jamais vu faire ça. C'était sans doute pour éviter les ruades et tout ce qui doit se faire la tête baissée. Maman ne pouvais plus non plus cabrer.

L'homme sur mon père eu vite fait de voler hors de la selle pour mordre la poussière au sens propre ! Katie, elle, serais restée en selle si l'étalon ne s'était pas précipité et ne l'avait pas renversée pour qu'elle tombe sur le côté. Puis, remarquant que le lasso n'était plus très bien accroché au pommeau et qu'il suffisait de le lever pour l'enlever, il s'exécuta. Puis il se jeta sur moi et se mit à mordre ma longe pour que je m'échappe. Il réussi à me détacher à moitié, avant que l'homme ne lui lança une selle dessus, la sangle et se jette sur son dos. Il finit par laisser trainer les rênes pour sauter de lui même.

Katie fouettait ma mère comme le faisait son père avec papa. En sang, les deux chevaux hurlait. Mon père me cria quelque chose.

“Fuis, fuis aussi loin que tu le peut, ne te retourne pas. On t'aime et on t'aimeras toujours. Tu es ma seule fille, mon seul poulain, Aponi.”

Les larmes me montèrent aux yeux. Ma mère me cria à son tour des paroles qui me reste en mémoire encore aujourd'hui.

“Brise donc ce lien qui t'empêche d'être libre. Et suis ce que te diras ton cœur. Tu sera toujours dans nos cœur, Aponi. Tu es également mon seul poulain, et tu le seras toujours. On sera toujours à tes côtés, ne t'en fait pas.”

En pleurs, je tira de toutes mes forces sur la longe qui me retenait prisonnière. Elle se brisa, mais je ne pu bouger un sabot. Ce ne fut que quand les âmes de mes parents se furent en allées pour l'au delà que je hurla.

“Papa, maman... Comment vais-je survivre sans vous ?”

Puis me rappelant de la dernière phrase de maman, je murmura.

“Si c'est vrai, alors oui je vais m'enfuir. Et je vais maudire à tout jamais cette fille et cet homme !”

Soudain, ils remarquèrent que j'avais brisé ma longe. Je prit le galop et galopa de toutes mes forces, sans m'arrêter, sans me retourner. J'étais plus rapide qu'eux. Alors je les semas vite, mais suivant les paroles de mes parents, je continua. Le chagrin me donna la force de galoper tout un jour et toute une nuit, toujours tout droit... Puis je m’écroulai dans une plaine.

Je repris connaissance. Il y avait pleins d'autres chevaux autour de moi. Il me racontèrent diverses choses. C'étaient des chevaux sauvages. J'étais sur leurs terres. Et ils acceptait de me prendre dans leur harde, sous leur protection, et de me trouver une mère adoptive.

Aussitôt, un sourire se dessina sur mes lèvres équines. Ces chevaux m'avaient l'air sympathiques. Et je devais rester avec eux pour survivre.

*Et suis ce que te diras ton cœur... Suis ce que te diras ton cœur... Oui maman. Je vais suivre ce que me dit mon cœur.*

Mes pensées heureuses me firent encore plus sourire. Je répondit alors à cette invitation par un joyeux hennissement reconnaissant. Un magnifique étalon hennit alors. Ce devait être l'étalon dominant. Une jument s’avança. Ma mère adoptive.

Puis, je resta avec le troupeau. Pendant deux mois. J'aurais voulut plus longtemps, mais des hommes m'avait remarqué parmi les mustangs. Un pur-sang arabe pur race, avec une robe isabelle, ce qui est rare, ne peut qu'attirer l'attention des hommes voulant revendre des chevaux à bon prix après les avoirs capturés...

Ainsi, je fus capturée, malgré tout ce que fit l'étalon dominant. Les hommes me revendirent aussitôt aux cow-boys. Je tomba par chance sur un gentil cavalier. Une cavalière, même ! Au début, j'eus un peu peur, la seule fille que j'avais bien connue jusque là, vous savez ce qui m'est arrivé... Vous ne vous rappelez plus ? He bien j'ai été maltraitée, mes parents ont été tués...

Cette cavalière était une jeune fille brune nommée Lucie, une française, ravissante dans le style bipède... Dès que je la connut, je m'attacha à elle. Je repris goût à l'homme, mais qui sait si un jours je ne serais pas relâchée ? Après des recherches, les cow-boys ont retrouvés mes “papiers”. Ainsi, je m’appelle toujours Aponi du Désert Arabe !

Un petit résumé pour les flemmards :

Aponi à une mère blanche et un père noir, elle est née dans un élevage d'où elle tient son affixe, et a été revendue lorsqu'elle atteint deux mois à un homme riche qui l'offrit à sa fille, Katie, une jeune peste grattée pourrie. Aponi et ses parents sont maltraités par les deux hommes qui un jour tuent Douce et Dark Nigth, la jument et l'étalon, devant les yeux d'Aponi, quand la pouliche n'avait que cinq mois. Aponi s'est enfuie et à découvert le troupeau des chevaux sauvages où elle est restée jusqu’à 7 mois, puis a été capturée par des hommes qui la revendirent à bon prix aux cow-boys. On attribua à la pouliche une française, Lucie, une cavalière brune. Une complicité naquis de cette rencontre.

( 5 lignes min.)




Puf: (surnom): Appelez moi Aponi et puis voilà !
Parrain ?: Aucun
Preuve du règlement:Western
Ou as-tu trouvé le forum ?: En cherchant ben un forum de spirit rpg sur internet Wink







Citation :
Malgré ce dur passé dissimulé,
J'ai gardé,
Comme la chenille le fait,
Lorsqu'elle devient papillon,
La même âme, le même cœur mais pourtant j'ai changé,
De cette lourde épreuve m'est resté,
Le souvenir et la tristesse d'un passé,
Mais au fond,
Je t'aimerais comme tu es.


Aponi fait par Aponi
Spoiler:
 
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Fondatrice ~
Cheval du Shaman
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Messages : 541
Date d'inscription : 02/02/2012
Age : 19

MessageSujet: Re: Derrière ce sourire se dessine une âme en pleurs   Jeu 6 Sep - 21:43

Bienvenue *_*

Ton histoire est vraiment trop triste D:

Je te valide, bon jeu à toi !



merciiii Malice et Emiko ! :
 
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Derrière ce sourire se dessine une âme en pleurs
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